OMAN : 30 octobre au 06 novembre

Passage très lent à la douane, photo, empreintes et tampon visa pour 8 jours. Nous avons pris une e-sim avec l’application Nomade, un peu plus cher qu’une e-sim locale mais nous arrivons avec un téléphone opérationnel,  13 euros les 5go. Nous retirons 600 rials en deux fois avec deux cartes, 300 rials max par carte. Pas de frais au distributeur de la banque Dhofar. 1 rials vaut 2,25 euros. Les hôtels veulent du cash sinon frais de 2,5% par carte bancaire. 

Les loueurs de voitures sont ouvert 24h/24, nous avons loué une petite voiture par internet chez Economy car Rental, 102 euros les 8 jours avec assurance tous risques et 2000 km. Le loueur nous a rejoint a 4h30 du matin à l’aéroport, signature des contrats , caution de 200 rials rendu au retour. La voiture nous attend au parking, une vieille Toyota Yaris avec 210 000km. Un peu poussive et cabossée mais elle fera l’affaire. Voiture automatique, conduite à droite. Le réservoir est au quart, nous faisons le plein. 0,51 euro le litre de sans plomb 91.

Snorkeling a Seeb

Comme d’habitude, Marie-France sera le chauffeur. Les routes sont larges et peu de voiture. Le port de Seeb n’est pas loin de l’aéroport. Nous prenons un petit déjeuner fait de café et de pain de mie fourrés de viandes et autres ingrédients. A 7h30 nous garons la voiture vers l’agence de snorkeling au port, il est encore trop tôt, nous en profitons pour faire un tour au marché aux poissons.  Des thons, des daurades, du rouget, un espadon, du requin... beaucoup de monde marchande et achète. La découpe du poisson peut être faite sur place. Nous discutons en anglais avec un acheteur qui attend la découpe d’une grosse daurade, il nous en propose quelques morceaux, malheureusement nous ne pouvons pas accepter, nous sommes en hôtel. Nous avons été très surpris de cet accueil, même les vendeurs de poussons sont souriants en nous voyant, sans chercher à nous vendre leur produit.

8h30 je me présente a l’agence, Marie-France ne vient pas, c’est pas son truc et le mal de mer non plus. La sortie est prévue de 5h, 70 euros avec boissons, repas et matériel. Nous sommes 15. Nous partons pour 30 mn de bateau rapide jusqu'aux îles Daymaniyat, c’est très joli, une nature préservée, de l’eau turquoise et chaude, mais les fonds marins sont assez blanchis, de beaux poissons. Les Philippines sont bien au dessus en qualité de coraux et de variétés de poissons. Nous plongeons 3 fois 1 heure sur des sites différents.

Nizwa

30 octobre : avant de quitter Seeb nous achetons des fruits dans une petite épicerie. Petites bananes a 2 euros le kg, un peu cher pour un pays producteur de bananes et des dattes à 2 euros le kg, pas cher et bonnes. L'épicier discute avec nous et nous offre le café.

Pratiquement deux jours sans dormir, la fatigue de fait ressentir, nous faisons une halte sur la route, un bon jus de mangue pour 1000 rials, 2 euros 25.

Nous arrivons tranquillement dans la petite ville de Nizwa. L'auberge Nima est correcte et propre, nous y restons une nuit pour 40 euros. Café thé et dattes à volonté. Air climatisé. Salle de bain privative mais sur le palier. Fatigués nous nous couchons à 19h.

31 octobre : nous sommes vendredi et s'est jours de marché, debout à 6h30 nous partons en ville, a 5mn a pied de l'auberge. Nous prenons le petit déjeuner dans un petit café sur la place du souk. Une crêpe au fromage et miel et un café omanais, avec des épices. 1600 rials, environ 4 euros. 

Au Sultanat, le café est assez cher entre 2 et 5 euros.

Beaucoup d'hommes et d'enfants, très peu de femmes. Sur la petite place du souk, des hommes vendent des fusils de toute sortes, en état de fonctionner et des grands couteaux traditionnels.

Nous continuons jusqu'au marché aux bestiaux, vaches et chèvres sont en vente, elles repartent sur des camionnette. On change complètement d'époque, ce type de marche est très important pour les Omanais.

Nous traversons le souk, fruits et légumes, épices, parfums, encens et confiserie typique. Le halwa est une spécialité de confiserie omanaise. Ce gâteau à base d'eau de rose, de sucre, de graines de sésames et d'épices est cuit pendant des heures dans une grande marmite en cuivre.

Nous prenons un jus de canne à sucre et de grenade pressé sur place. 

On constate que beaucoup d'européens sont présents, français, allemands, italiens, ce n'est pas encore le tourisme de masse mais malheureusement ça viendra.

Construit au XVIIe siècle, le fort de Nizwa compte parmi les monuments les plus connus du Sultanat. Sa silhouette magnifiquement restaurée domine la vieille ville. Depuis le sommet de sa tour de 24 mètres s’étend un superbe panorama à 360° sur le dôme de la mosquée, l’oasis verdoyante et les montagnes du Jebel Akhdar. 11 euros l'entrée, visite très intéressante.

12h il faut quitter le fort, il ferme 1h pour la prière. Nous mangeons un poulet biryani dans un restaurant très local rempli d'hommes qui sortent de la mosquée, personne nous dévisage. Repas avec une petite bouteille d'eau, 5 euros 

Misfat

Nous partons en direction de Misfat, la route est bonne goudronnée jusqu'à l'entrée du village. Il y a quelques années le village était abandonné, de vieille maison en pierre datant de 500 ans, maintenant les maisons ont été rénovées en hôtel et café, aux alentours des hôtels commencent à pousser.

Ce village est connu pour son système d'irrigation fait de nombreux petits canaux qui sont ouvert à la demande pour irriguer un bout de terrain. Le propriétaire paie pour la durée d'irrigation de son terrain. Les panneaux sillonnent les palmiers dattiers 

Le village est joli mais rien d'extraordinaire. Nous prenons un café toilettes pour 1,10 euro chacun, avec une belle vue.

15h30 il faut penser à repartir, un route de montagne nous attend.

Il nous faudra 2h pour faire 48 km. Les 20 derniers km ne sont pas goudronnés, caillouteux poussiéreux et raide. Il faut monter à 1900 m avec notre petite Toyota Yaris. 

Jebel Sham

J'avais demandé à l'hôtel au Jebel Sham, il nous avait pas de problème pour venir avec une petite voiture, je le déconseille, un SUV même petit serait plus approprié. Après 1h de stress pour parcourir les 20 derniers kilomètres, nous arrivons au village de berger juste avant la nuit. Le site est magnifique et grandiose. Nous avons réservé un dôme tout équipé, clim, salle de bain et demi pension fourni par une famille du village  130 euros la nuit. Le repas est suffisant mais de qualité moyenne, c'est local, pâtes, riz et poulet, fruits et chips. Le pain est sous forme de crêpes très fines. Le village n'est pas éclairé, lampe de poche pour retourner au Dôme. Le gardien des 3 dômes nous a préparé un petit jeu de joie pour nous réchauffer. Nous mettons le chauffage, la nuit a été fraîche.

01 novembre : Nuit tranquille, petit déjeuner a 8h. Nous partons pour la randonnée du balcon de Jebel Sham que j'appellerai, la randonnée des précipices.

Elle fait 7km aller retour et est donnée en 3h.

Il y a quelques montées et descentes mais rien de difficile, c'est plutôt la chaleur qui fatigue. Pas beaucoup de monde, c'est préférable, nous longeons des précipices de 1000 mètres sans aucune protection. Attention au vertige . Nous arrivons tranquillement à 11h au bout du sentier ancien village de Pierre, devenu site archéologique. Malgré l'aridité de ces montagnes caillouteuses,  ce village de plusieurs centaines d'années avait de l'eau tout l'année, une grotte située plus haut dans la montagne fournissait l'eau. Cette grotte est accessible avec un petit effort de 15mn de grimpette dans les rochers. Ce petit coin d'eau vaut le coup, nous y croisons de nombreuses chèvres. Le soleil est au zénith et le retour se fera avec plus d'ombre. Il nous aura fallu 6h au total. 

02 novembre : Petit déjeuner, pour faire plaisir à la dame du restaurant nous lui achetons un porte clé en poils de chèvres, 2.25 et euros.

Nous repartons pour les 20km de toute caillouteux, cette fois en descente, les freins ont dû bien chauffer, nous raclons un peu le dessous. La voiture tient le choc. Pause café et fruits pour la laisser se reposer sur la route.

Nous sommes attendus à Bidiyah pour deux nuits dans le désert.

Bidiyah et le désert

Notre voiture ne peut pas aller dans le désert, un 4x4 du camp vient nous chercher pour 70 euros. 

Nous avons réservé deux nuits au Safari Désert camp en demi pension pour 120 euros la nuit. Pendant 40mn  La route en plein désert est éprouvante. Nous arrivons à 16h30, la chambre est spacieuse et bien équipée. L'électricité n'arrive pas jusque là, quelque panneaux solaires et un groupe électrogène assure une alimentation dans les chambres du coucher de soleil à 8h du matin. Nous montons sur la dune pour voir le coucher de soleil.

Le dîner est frugal, bon et varié. Du chameau en brochette au menu, une viande rouge  tendre ressemble à du bœuf.

03 novembre : Nuit très calme, bon petit déjeuner. Je pars 1h en balade dans le désert sans perdre de vue le camp. C'est suffisant il commence à faire très chaud, 37 degrés attendus, ce n'est pas pour Marie France.

Nous passons une journée tranquille avec un peu de vent pour nous rafraichir. À 14h30 un groupe de 30 personnes arrive en 4x4, ils viennent pour manger et se balader dans les dunes. A15h30 le serveur vient nous voir et nous propose de finir les restes, il nous installe une tables, on mange volontiers, la cuisine est bonne. Nous lui donnons 2 rials, 4 50 pour le remercier.

A 16h30 je pars en dromadaire, seul avec le chapelier, faire une balade de 1h30 dans les dunes et observer le soleil couchant. 67 euros c'est pas donné mais superbe balade. Le chapelier est du Bangladesh, il travaille dans le désert depuis 6 ans, ça famille n'a pas le droit de venir, il a le droit de retourner chez lui 3 mois tous les deux ans. Il est loger au camp. De l'esclavagisme moderne.

04 novembre : Petit déjeuner et notre chauffeur Said nous ramène à Bidiyah

Wadi Bani Khalid

Nous récupérons notre voiture et direction le wadi Baní Khalid a 1h de route. Le wadi est une gorge avec une rivière qui peut être asséchée ou avec quelques piscines naturelles.  Le wadi est très beau et permet de se rafraîchir, l'eau est présente toute l'année. Malheureusement la nouvelle politique du sultan d'intensifier le tourisme va dénaturé ces sites sauvages, le bétonnage commence, il ne reste plus qu'à accueillir le tourisme de masse. C'est bien pour les omanais mais pas très bon pour la nature. En espérant que le Sultana très vigilant sur l'écologie saura contrôler les effets.

En repartant nous prenons un omanais en stop sur quelques kilomètres, il est très contant, il fait très chaud sur les routes, il nous offre une bague a l'effigie du sultan.

Sour

Nous arrivons à Sour, ville moyenne agréable au bord de l'océan, les habitants sont toujours accueillants. Notre hôtel Sur Hôtel n'est pas luxueux mais confortable. 32 euros la nuit. Nous faisons un toute bord de mer sur la grande plage de Sur. Nous revenons par le souk, en passant par les petites rues, les enfants nous font des signes et sourient a notre passage, il y a énormément de tailleur pour femmes, les robes sont magnifiques. Nous mangeons chez un indien, très bonne nourriture, un peu épicée, un poulet massala et un bœuf massala, une confiserie a base de beurre clarifié et de sucre, un thé au lait, le tout 8 euros.

05 novembre : Réveillé à 4h48 pour la prière...

Petit déjeuner moyen non compris. 7 euros pour du pain, des fèves, une omelette et deux cafés.

Wadi Sham

9h Arrêt au wadi Sham en bord de l'ocean, nous prenons une petite embarcation pour passer de l'autre côté de la riviere, 2,25 par personne l'aller retour, 1mn de traverser, un bon business pour les locaux 

La randonnée le long de la rivière est agréable, le site conserve son côté sauvage pour le moment. Quelques passages difficiles et glissant. Il y a un peu de monde mais cela reste acceptable, beaucoup italiens et français. Le site est très beau avec ses piscines d'eau translucides.

Au retour il fait très chaud et nous croiserons beaucoup de monde, nous avons bien fait de venir le matin. Il faut compter 3h avec des pauses.

Les routes sont plutôt des autoroutes à 2 voir 3 voies, limite à 120km/h, des radars tous les 5km sur certains tronçons et quelques voitures de police avec jumelles.

Bimma Sinkhole

Un petit arrêt à Bimma sinkhole, un trou naturel en bord de mer, avec une piscine d'eau douce au fond, très prisées des omanais pour se rafraichir.

Mascate

Nous arrivons à Mascate, beaucoup de circulation. Uniquement des belles voitures, pas de scooter. Notre hôtel est assez luxueux, le Muscat express hôtel, 45 euros la nuit avec petit déjeuner.

Les restaurants corrects sont assez chers et la plupart indien. Je prend du mouton, un délice, et Marie France du poulet en brochette, une salade arabe, un grand jus de fruit, un gâteau kanafa typique. Le tout 22 euros.

06 novembre : Petit déjeuner copieux à l'hôtel. La grande mosquée est ouverte de 8h30 a 11h pour les touristes, fermée le vendredi. Nous laissons notre voiture devant l'hôtel et nous partons à pied. La mosquée est impressionnante et magnifique à l'intérieure avec une grande pièce pour La salle de prière des femmes. Pantalon, teeshirt pour les hommes, pantalon , bras couvert, foulard pour ou rien les cheveux pour les femmes. On se déchausse à l'entrée. On croise un prêcheur qui nous propose du thé et des dattes. Il nous propose de discuter avec une bénévole qui parle français, la dame est omanaise mais a vécu au Burundi et Rwanda avant de pouvoir revenir à Oman lorsque le sultan a repris le pouvoir et pacifié son pays. On discute 1h avec elle sur la vie des omanais et leur croyance, bien plus tolérant que les musulmans européens. Ils acceptent toutes les religions, les femmes ont une grande importance à Oman, elle symbolise le savoir et le transmette au enfants.

Une belle rencontre.

Nous passons l'après midi sur le site du palais royal et des ministères. Très tranquille pas de touriste, le palais du sultan n'est pas accessible mais on en voit une bonne partie.

Nous devons préparer notre départ de cette nuit.

- change du reste de nos rials en roupies indiennes au taux de 218, nos a billets de rials se retrouvent en 84 billets de roupies !!

- lavage de voiture, elle est très poussiéreuse. Pas de laverie automatique à Oman, ce sont des hommes qui lavent les voitures. La première station essence Shell nous demande 7,9 rials, 20 euros, une folie.

Nous allons à la station suivante une Oman Oil service, station de lavage AMR, un black en train de laver les voitures nous interpelle en français, il est de la côte d'Ivoire. Il nous aide pour la procédure et nous demande seulement 2 rials, 5 euros pour un lavage, séchage extérieur et un nettoyage intérieur rapide, nous le remercions vivement.

- nous rendons la voiture comme prévu à l'aéroport au même emplacement, aucune vérification, nous laissons les clés sur la roue avant 

- départ de notre vol à 3h05 avec Oman air, 190 euros avec bagages en soute. Tout est vérifié au check-in, visa, carte d'arrivée, billet pour quitter l'Inde